L’alpinisme tue plus que les drogues. Faut-il interdire l’alpinisme ?

Chaque année, plusieurs dizaines d’alpinistes trouvent la mort dans la montagne. Cependant, personne ne songe à interdire cette activité, qui n’a pourtant rien d’essentiel. Une telle interdiction serait peu réaliste et sans doute impossible à faire respecter.

L’usage de drogues, lui aussi, entraîne des risques et des décès. Par rapport à l’alpinisme, pourtant , le risque semble nettement moindre : il y a infiniment plus d’usagers de drogues que d’alpinistes, et la grande majorité d’entre eux présente un usage non problématique. L’alpinisme tue donc proportionnellement plus que les drogues.

Après 100 ans de prohibition, il apparaît clairement que l’interdiction des drogues est tout aussi peu réaliste et impossible à faire respecter qu’une hypothétique interdiction de l’alpinisme.

Pour diminuer les risques de l’alpinisme (comme de toute autre activité dangereuse), il existe toute une série de règles, de précautions et de bonnes pratiques à observer. Elles diminuent les risques et les accidents bien plus sûrement que ne le ferait une interdiction généralisée.

En matière de drogues, il est urgent de passer d’une interdiction totalement inefficace et dépassée à une réduction des risques adéquate… comme pour toute autre activité qui présente des risques.

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Faut-il interdire l’alpinisme ?, Le Vif, 12 mai 2019

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