Plutôt qu’aux drogues, menons une guerre à la pauvreté

La question de savoir si un usage de drogue va ou non évoluer vers un usage problématique est davantage liée au contexte dans lequel se trouve un individu qu’au produit et à la fréquence de l’usage. La pauvreté et l’exclusion sociale figurent parmi les substrats fréquents et importants de l’addiction aux substances. On a également constaté que des traumatismes antérieurs, comme par exemple de la maltraitance ou des abus sexuels, contribuent au développement d’un usage de drogues problématique.

Des études démontrent que les inégalités – comme un moindre accès à l’enseignement ou à l’emploi, la discrimination, la pauvreté, etc. – sont fortement corrélées avec un risque accru d’usage de drogues problématique. Les comportements les plus nocifs en matière d’usage de drogues se retrouvent dans les quartier défavorisés et au sein de populations défavorisées. Par conséquent, la politique drogues d’une société ne peut pas être séparée d’une politique sociale plus large.

Steven Debbaut, porte-parole de SMART on Drugs

Pour aller plus loin :

  • Casselman, J. & Kinable, H. (eds.) (2007). Het gebruik van illegale drugs : multidimensionaal bekeken. Heule: UGA.
  • Stevens, A. (2010). Drugs, crime and public health: the political economy of drug policy. New York: Routlegde.

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