La stigmatisation de l’usage de drogues s’immisce jusqu’en thérapie

Quand je parle avec des clients de leur usage de drogues dans mon cabinet de psychologue clinicien, je les entends régulièrement me dire qu’ils sont soulagés de pouvoir en parler de manière ouverte et sans risquer de se heurter à des préjugés. La stigmatisation de leur usage les poursuit jusque dans les cabinets de thérapie, et souvent même au-delà. Même les médecins, psychologues et  autres intervenants sont encore influencés par la stigmatisation au sujet des drogues et de leurs usages.

Nous ne nous rendons pas compte que nous compliquons la tâche aux gens, aux usagers, qui souhaitent parler de leurs difficultés. A quoi sert un accompagnement lorsqu’on porte un regard stigmatisant sur une personne qui se débat avec elle-même ou avec son usage de drogues ? S’il n’y a déjà pas moyen d’en parler ouvertement et sans préjugés en thérapie, comment pouvons-nous imaginer que nous aidons ces personnes ? En tant qu’intervenants, nous pouvons ‘décriminaliser’ dès aujourd’hui, et faire la différence en abordant le sujet sans tabous. En espérant que la loi suivra notre exemple.

Javier de la Asuncion, PhD , psychologue clinicien

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